Les croyances limitantes lorsque l’on veut faire évoluer sa carrière

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« Nous sommes ce que nous pensons. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde ». Qu’il s’agisse de la vie personnelle ou de la vie professionnelle, cette citation attribuée au Bouddha témoigne de la suprématie de l’état d’esprit pour construire sa vie.

En termes d’évolution de carrière, il en va de même. Que vous souhaitiez prendre plus de responsabilités, changer de service ou demander une augmentation, c’est votre état d’esprit qui fera la différence face à un concurrent ou à des circonstances extérieures.

Marjorie-Llombart

Croyances limitantes

Les croyances sont des schémas de pensée que l’on considère comme vrais. Ils s’installent dès l’enfance mais ne sont pas basés sur des faits. Comme ils conditionnent les actions, les attitudes et les comportements, ils influent sur ce que l’on obtient de la vie. Le plus souvent, nous n’avons pas conscience de leur impact.

Le problème survient lorsque les croyances deviennent limitantes et jouent le rôle de brides qui empêchent d’évoluer.

Celles que je constate le plus souvent dans ma pratique appartiennent à 3 catégories : le désespoir, l’impuissance ou la dévalorisation. Elles sont du type « quoi que je fasse, je ne vais pas y arriver, ce n’est pas de mon pouvoir »,  « je n’ai pas le droit à l’erreur », « je ne suis pas capable d’obtenir cette augmentation », ou « je suis une femme, c’est donc normal que je gagne moins que mon collègue masculin ».

Ces « phrases-types », qui reviennent en boucle dans la tête, ne donnent pas le choix et bloquent tout processus éventuel d’évolution. La plupart d’entre nous avons les nôtres. Les reconnaître est un bon début pour pouvoir les transformer.

Lorsque vous avez identifié votre croyance, vous pouvez la nommer avec vos propres mots.

Ensuite, posez-vous ces quelques questions :

  • Est-ce que c’est vrai ?
  • Est-ce que c’est vraiment vrai ?
  • Est-ce bénéfique pour moi ou mon projet ?
  • Est-ce utile ?
  • Quelle émotion cette pensée me procure ?
  • Comment serait la situation si je n’avais pas cette pensée ?

Si vous avez répondu oui à ces questions, conservez cette croyance, elle est aidante. Sinon, il est temps de la changer !

Vous pouvez pour cela suivre la recommandation de Napoléon Hill, qui s’y connaissait en matière de développement personnel et de réussite : « Tout ce que l’esprit peut concevoir et croire, il peut le concrétiser ».

Déconstruire une croyance limitante procède donc d’un choix conscient. Dit autrement, vous avez la capacité et le pouvoir de garder les croyances qui vous limitent ou celles qui vous aident.

Ce qui vous aidera vraiment lors de votre évolution professionnelle, c’est de miser sur une croyance aidante. C’est à celle-là que vous pourrez vous accrocher et pour atteindre votre objectif.

Comme les croyances limitantes ne connaissent pas les différences d’âge, de sexe ou de diplôme, elles se manifestent à tous les moments de la carrière, quel que soit votre niveau d’expérience.

Chez les juniors

Chez les personnes en début de carrière (ou qui viennent de se reconvertir), la croyance que j’entends le plus est « je suis trop jeune » ou « je n’ai pas assez d’expérience ». Si de manière factuelle cela est vrai, ce n’est pas suffisant pour s’en contenter. Pour trouver la croyance aidante qui va la remplacer, mettez-vous à la place d’un observateur extérieur à la situation, ou bien dans la peau du décisionnaire (votre manager, le recruteur, votre DRH) et imaginez quels pourraient être les avantages de cette situation. Car il y en a forcément. Et c’est ceux-là qui vont vous servir. Par exemple « je suis fraîchement diplômé donc mes connaissances académiques sont un atout pour le projet », ou encore « je suis nouveau sur le marché donc j’ai un œil neuf sur les problématiques rencontrées ».

Chez les professionnels confirmés

Pour les salariés en poste depuis plus longtemps, la problématique est différente. L’envie se fait pressante d’avoir plus de responsabilités, d’obtenir une augmentation de salaire ou bien d’évoluer dans un autre secteur. Les croyances fréquentes dans ces cas sont « je ne le mérite pas » ou « je ne suis pas capable d’obtenir cette promotion ». En prenant le problème sous un autre angle, et en se concentrant sur le « comment faire pour… », on arrive à déconstruire la croyance et à la remplacer par un plan d’actions beaucoup plus opérationnel et efficace.

Essayez ces 5 étapes :

1 – Identifiez et nommez la croyance limitante : quelle est l’intention derrière ? A quoi sert-elle ?

2 – Citez les preuves qui servent de bases à cette croyance : ces preuves sont-elles justes ou erronées ?

3 – Prenez conscience des effets de cette croyance : vous satisfont-ils ?

4 – Obtenez des informations sur le « comment » de votre objectif : vous pouvez vous faire aider d’experts, de conseillers, de collègues etc

5 – Reformulez la nouvelle croyance sous forme affirmative et positive.

Chez les séniors

« Je suis trop vieux pour être pris à ce poste », « il est trop tard pour changer ». Tout le contraire des croyances limitantes des juniors ! Pourtant, juniors et seniors continuent d’être embauchés et d’évoluer. Le problème, en restant focalisé sur ces lieux communs, c’est que vous générez des zones d’ombre qui vous privent d’éventuelles opportunités. Placez-vous en position d’observateur de la situation. Votre expérience recèle certainement des points forts et des atouts sur lesquels vous allez construire votre nouvelle croyance, plus à même de vous servir. Et notamment dans les start-up. Ils ont une meilleure capacité à lire une organisation complexe et sont plus rodés sur l’aspect commercialisation de l’offre que les juniors qui créent ces mêmes start-up, selon l’article Sophie Girardeau.

En conclusion

Transformer ses croyances libère une formidable quantité d’énergie. Un nouveau monde dans lequel vous devenez acteur de votre carrière et, plus généralement de votre vie, s’ouvre alors à vous.

Ce changement de paradigme va de pair avec une augmentation du sentiment de liberté, et du lot de responsabilités qui va avec.

A vous d’en user en toute conscience à présent !

Marjorie-Llombart-bioMarjorie Llombart

Experte en reconversion professionnelle des femmes
www.dessinemoiunecarriere.com 

Marjorie Llombart est experte en reconversion professionnelle des femmes. Elle les aide à trouver le job qui les fait vibrer.

Après une première partie de carrière dans les médias et la publicité, où elle gérait la carrière de photographes, elle a souhaité donner plus de sens à son activité. A la suite d’un bilan de compétences particulièrement révélateur, elle a décidé d’accompagner les femmes dans la recherche de leur vocation. Elle s’est donc formée à l’Université de Paris 8 où elle a obtenu un Master en Evaluation et Bilan de Compétences, qu’elle a complété par une formation à une méthode canadienne d’orientation, particulièrement ludique et créative.

Souvent sollicitée par la presse féminine sur les questions de reconversion (Marie-France, BIBA, Femme actuelle, ConfidentiElles), elle aime aussi participer à des tables-rondes ou des conférences (Enovatrices, Je me Casse) ou animer des webinaires sur le net.

Marjorie est passionnée des parcours professionnels atypiques, de psychologie positive et de bonheur au travail. Elle réunit le fruit de ses recherches, formations et trouvailles dans le blog Dessine-moi une Carrière où elle diffuse ses conseils.

Egalement accro aux réseaux sociaux et aux nouvelles manières d’inventer le travail, vous pouvez la suivre sur Twitter (@mjellombart) et Facebook.

Coup de cœur Blogueur
Lire le coup de coeur de Marjorie Llombart  : « 
Power Patate » de Florence Servan-Schreiber.

1 commentaire

  1. […] « fermée » ; 2) bien souvent, on a tendance à émettre des « sauf que » du fait de nos croyances limitantes Je trouve que cela est particulièrement flagrant chez les enseignants qui se sous-estiment […]

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