L’Est suit la tendance nationale

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Bénéficiant d’un tissu économique diversifié et d’une situation centrale en Europe, l’Est aborde 2015 avec un optimisme prudent après une année 2014 irrégulière.

«Le marché de l’emploi dans l’Est en 2015 devrait sensiblement ressembler à 2014, avec des entreprises privilégiant plutôt l’intérim et le CDD que le CDI. Le CDI sera essentiellement utilisé pour des remplacements ou réorganisations», selon Michel Vié, directeur de secteur Est Expectra.

Nous avons eu très peu de créations de postes au cours de l’année écoulée. Et même si le début 2015 semble s’annoncer un peu mieux que la fin 2014, il est difficile de faire des prévisions».

Dans l’ensemble, la région suit donc la tendance nationale, avec des employeurs incertains et prudents. Une particularité toutefois par rapport au reste de la France : « l’Est bénéficie d’une grande diversité, avec beaucoup d’entreprises de taille moyenne ou de grosses PME qui œuvrent dans des secteurs variés».

D’importantes disparités selon les secteurs

Le BTP a bien sûr été l’un des secteurs les plus touchés par la crise, les entreprises ont donc beaucoup moins de besoins qu’avant.
Quant à l’industrie, «elle est assez disparate, admet Michel Vié. Certains secteurs, comme la pharmacie, se portent bien et d’autres comme l’énergie ou le ferroviaire, souffrent davantage. L’automobile a plutôt tendance à reprendre, notamment avec les grands groupes».

Dans l’informatique, avec la présence d’ESN dans la région, l’activité se maintient pour l’instant, mais elle est toujours très cyclique. Le tertiaire voit de son côté de nombreuses réorganisations, en particulier dans la banque.
La conséquence : «même si l’activité peut être importante de façon ponctuelle, nous sommes plutôt sur une période de baisse».

En termes de métiers, les profils techniques sont très demandés, avec notamment une pénurie sur les techniciens de maintenance pour l’industrie et de nombreuses offres à destination des commerciaux et technico-commerciaux dans la plupart des secteurs.

Une région dynamique au cœur de l’Europe

C’est vrai que cette région n’est pas très attractive pour les candidats, mais c’est une faute d’image. En réalité, elle est très diversifiée et agréable à vivre. D’un point de vue économique, elle reste dynamique malgré la crise, avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale. Quand la croissance reviendra vraiment, elle sera l’une des premières régions françaises à se développer », estime Michel Vié.

Elle se trouve par ailleurs au cœur de l’Europe, à proximité de la Suisse, de l’Allemagne et du Luxembourg. Cela favorise les trajectoires de carrière intéressantes, mais implique aussi une exigence incontournable des entreprises.

La maîtrise de l’allemand est en effet une demande forte dans la région, en particulier dans les services. «Les commerciaux et ingénieurs technico-commerciaux ou encore les comptables qui parlent allemand sont très recherchés. Les compétences techniques sont importantes aussi, mais sur certains postes, les candidats peuvent être formés au besoin. Lorsqu’on cherche un dessinateur bureau d’études par exemple, on peut le former sur un logiciel spécifique».

Ne reste donc qu’à maîtriser la langue de Goethe pour convaincre les entreprises de la région.

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