Maîtriser son image : cinq conseils pour être bien vu au travail

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Pour évoluer dans son parcours professionnel, les compétences et l’efficacité ne suffisent pas. Se faire bien voir de ses collaborateurs, et de sa hiérarchie en particulier, peut en effet être un véritable catalyseur dans la progression d’une carrière. La maîtrise de l’image au travail est donc un outil précieux, qu’on la considère comme une entreprise cynique ou au contraire une véritable aubaine. Quelques conseils pour apprendre à la soigner.

Être un dauphin plutôt qu’un requin

La gentillesse au travail ne paierait pas : c’est la mauvaise nouvelle appuyée par une étude comparative réalisée aux États-Unis, selon L’Express. « Les salariés désagréables ou grincheux seraient mieux payés que leurs confrères serviables », relate l’article.

Faut-il pour autant devenir un requin ? Non, car miser systématiquement sur la réussite individuelle au détriment du collectif peut nuire à la cohésion du groupe et, par conséquent, à l’image que l’on projette. Ne pas écraser les autres, donc, mais sans être trop gentil pour autant.

C’est pourquoi l’on conseille de plus en plus d’adopter la tactique du dauphin, c’est-à-dire de conserver un sens de l’éthique tout en sachant s’adapter et ne se priver « d’aucune stratégie pour remettre à [sa] place un requin rôdeur », recommande Marie-Sylvie Dionne pour le Huffington Post.

Savoir choisir ses batailles

S’affirmer au travail et faire preuve d’esprit critique est nécessaire pour ne pas donner une image de mollesse. Mais attention aux excès : savoir choisir ses combats est tout aussi crucial, car « la parcimonie est la meilleure alliée de la critique », souligne Nicolas Jaimes pour le Journal du Net. « Un manager prendra davantage en compte les remarques d’un collaborateur qui sait montrer son accord que celles de celui qui trouve toujours quelque chose à redire. »

Si votre avis diverge, soupesez donc bien les enjeux et les conséquences avant de l’exprimer. Sachez faire des concessions plutôt que d’être dans l’opposition systématique, au risque « d’aggraver votre image de poil à gratter » auprès de vos collaborateurs et de donner à votre hiérarchie l’impression que vous remettez en question son autorité.

L’art du zèle

Pour se faire bien voir, faire du zèle est souvent une attitude réflexe. Qui n’apprécierait pas un collaborateur prêt à en faire davantage que demandé, par souci du travail bien fait ? En effet, en adoptant une attitude zélée, vous « faites preuve d’initiative, montrez de l’intérêt pour votre boulot et les projets sur lesquels vous travaillez. Vous montrez que vous n’avez pas peur de bien faire votre travail », indique Florent Guilbaud de Youth Magazine. Mais encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien. Les excès de zèle peuvent transmettre à vos supérieurs un message contre-productif, celui d’une trop grande disponibilité et de la possibilité de profiter de vous.

Le pouvoir du « non »

Dans le même ordre d’idées, il est également important de savoir dire non à sa hiérarchie (en douceur bien sûr) lorsque la situation l’impose. « Les patrons n’aiment guère les « béni-oui-oui ». Ils apprécient d’entendre un autre son de cloche, de se heurter à de la résistance, à condition que celle-ci ouvre des perspectives », conseille Marie-Madeleine Sève pour L’Express L’Entreprise, en précisant de se placer « dans une posture de métacommunication. En clair, avant d’exprimer votre opinion, dites ce que vous allez faire. « Je pense que je vais casser l’ambiance, mais je ne suis pas d’accord avec cela ». Vous obtiendrez un oui, et une écoute. »

De plus, un refus « parfaitement justifié – un délai trop court, une tâche qui nécessite plus de moyens que ce qui est prévu, etc -, sera la preuve d’un certain sens des responsabilités. Un manager préfèrera qu’un membre de son équipe fasse preuve d’honnêteté plutôt qu’il accepte une consigne sans être capable de tenir son engagement », affirme un article d’Atlantico.fr.

La « stratégie de l’échec »

Au travail comme dans la vie de tous les jours, la plupart des individus ont tendance à vouloir dissimuler leurs échecs et faiblesses afin de donner une bonne image d’eux-mêmes, en survendant les réussites par exemple. Or, les profils lisses pâtissent souvent d’une moins bonne image que ceux qui assument leurs ratés.

Ainsi, pour être bien perçu, il vaut mieux ne pas avoir peur d’exposer ses vulnérabilités et ses échecs (là encore avec mesure, bien entendu !).

« Vous avez fait une boulette, rencontré un problème technique dans l’atelier ou avez eu un souci personnel avec un client ? Parlez-en librement à un décideur (n+2 ou dirigeant) en lui demandant conseil. » Non seulement vous « sortirez du lot, en montrant que vous avez du courage, alors que bien d’autres planquent leurs erreurs ou difficultés », note Marie-Madeleine Sève de L’Express L’Entreprise, mais en plus vous lui permettrez de jouer son rôle de leader.

Vous vous posez d’autres questions sur votre image au travail, notamment sur celle que reflète votre CV ? N’hésitez pas à consulter aussi notre débat du mois, sur le thème : Est-il bon d’avoir la bougeotte sur le CV : expériences vs fidélité ?

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