Comment manager sans autorité hiérarchique ?

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Si le management n’est une mission aisée, elle l’est encore moins lorsqu’aucune fonction officielle ne légitime son autorité. Comment obtenir l’adhésion et la coopération des autres collaborateurs dans le cadre de la mise en place d’un projet transverse qui sollicite différents métiers, fonctions et compétences ? Tour d’horizon des bonnes pratiques…

Qu’est-ce que le management transversal ?

Le manager transverse a pour mission d’assurer la coordination et la coopération entre les différents métiers, fonctions et services au sein d’une équipe qu’il a construite lui-même. Cette dernière se compose d’individus plus ou moins dispersés et n’ayant pas l’habitude de collaborer. Le leitmotiv du manager ? Réussir à instaurer un esprit d’équipe et à faire coopérer l’ensemble de ces collaborateurs autour d’un projet commun, sans pouvoir prétendre à une autorité hiérarchique. A l’instar d’un chef de chantier, le manager transverse agit comme un coordinateur et doit s’assurer de la bonne communication, de la compréhension et de l’atteinte des objectifs fixés.

Le B.a.-Ba du management transversal

Instaurer un esprit d’équipe

L’union fait la force… Dans le cadre d’un projet transverse, la dimension collective est incontournable. Pour renforcer la cohésion de l’équipe, le porteur du projet doit construire une vision stratégique qui doit être partagée par l’ensemble des contributeurs. Puisqu’il ne peut pas s’appuyer sur les liens hiérarchiques classiques qui existent entre un manager et son collaborateur, le manager transverse doit, plus que tout autre, gagner la confiance de l’équipe et développer le sentiment d’adhésion à un groupe.

Développer une culture du partenariat pour inciter l’ensemble des acteurs à s’engager

Pour arriver à ses fins, le manager doit définir en amont quel type de reconnaissance offrir aux différents contributeurs au projet afin de les maintenir motivés. S’il adopte un discours valorisant le contributeur auprès du supérieur hiérarchique, cela peut par exemple être un levier efficace pour l’impliquer. Un manager a souvent tendance à demander avant de donner. Dans le cas d’un projet transverse, la situation doit s’inverser.

Concilier les objectifs des différents protagonistes avec l’objectif général du projet

Indispensable, cette étape doit permettre de susciter la coopération de chacun autour d’une mission commune. L’enjeu ? Démontrer à l’ensemble des membres de l’équipe que chacun d’entre eux a un intérêt à voir cette mission réussir et non pas uniquement le porteur du projet. Certains contributeurs avancent en effet le manque de temps, de moyens ou de ressources pour ne pas s’impliquer dans une mission transverse. Le manager se doit donc d’intégrer les enjeux individuels à ceux de la mission.

Démontrer son leadership

Pour le manager transverse, sa capacité à convaincre est bien entendu un atout indispensable pour générer l’adhésion de tous les collaborateurs et parvenir ainsi à piloter l’activité. Autre qualité incontournable : démontrer une grande capacité d’écoute pour affirmer sa légitimité. L’objectif ? Comprendre leurs intérêts, leurs besoins, mais aussi leurs inquiétudes.

Savoir communiquer

Dans le management transverse, la communication est également un facteur-clé de réussite. Faire passer ses idées implique en effet une communication construite et argumentée. Il est ainsi essentiel d’échanger régulièrement avec les membres de l’équipe et de faire des points sur l’avancée du projet.

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