2014, une année de transition pour Toulouse

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Le marché de l’emploi de la ville rose tire toujours son épingle du jeu en comparaison d’autres agglomérations.

Porté par l’aéronautique, il connaît aujourd’hui des transformations et attend la mise en œuvre de nouveaux grands projets.

Vincent Roiron

Vincent Roiron

«En Midi-Pyrénées, 90 % du business se fait sur l’agglomération toulousaine, explique en préambule, Vincent Roiron, manager de l’une des agences Expectra de la ville rose. Et l’économie de la région est totalement dépendante des secteurs de l’aéronautique et du spatial».

Depuis ces cinq dernières années, c’est l’aéronautique qui a pris le dessus, entraînant les autres secteurs dans sa dynamique, notamment les services et le bâtiment car «15 à 20 000 personnes viennent s’installer chaque année à Toulouse pour l’aéronautique», ajoute le manager.

Un phénomène qui se traduit également par la forte présence d’une main d’œuvre très qualifiée dans l’agglomération. Les ingénieurs sont nombreux, tout comme les écoles qui les forment.

Cette année, ce secteur connaît de nouvelles mutations. Tout d’abord, Airbus Group a décidé d’y implanter son nouveau siège social dont la première pierre a été posée à Blagnac en janvier.

En termes de vitrine, c’est important pour l’économie toulousaine, car pour des raisons stratégiques, d’autres sociétés vont aussi choisir d’y installer leurs bureaux», analyse Vincent Roiron.

Parallèlement, ce marché qui faisait jusqu’à maintenant la part belle aux profils recherche et développement se transforme. «L’A380, l’A350, l’A320neo, l’A400m le premier avion militaire d’Airbus : tous ces projets de développement arrivent à leur terme. Le marché entre maintenant dans une grande phase de production», observe-t-il.

Résultat, les professionnels qui avaient jusqu’à maintenant le vent en poupe vont peu à peu céder leur place aux métiers de la production, de la logistique et du lean manufacturing.

Mais le bonheur des uns ne fait pas toujours le bonheur des autres car :

on estime qu’une grande partie des ingénieurs développement informatique de Toulouse risque de se retrouver sans emploi d’ici deux ou trois ans», remarque Vincent Roiron.

Des projets dans les cartons

Du côté des autres secteurs, peu de grands projets en cours dans la ville rose. Dans le domaine de la santé, le Cancéropôle, clinique universitaire de cancérologie construite sur l’ancien site de l’usine AZF, accueillera ses premiers patients cette année.

«Il va réunir des spécialités qui étaient déjà présentes sur Toulouse. Ce projet de 300 millions d’euros d’investissement, avec 78 000 m² de laboratoires, réunira 1 000 professionnels de la santé et 300 chercheurs universitaires », détaille le manager Expectra.

Outre la construction du nouveau parc des Expositions qui devrait normalement commencer en 2014, «nous sommes véritablement dans une année charnière, constate Vincent Roiron. La nouvelle équipe municipale s’est engagée à mettre en œuvre plusieurs grands chantiers dont une troisième ligne de métro et une seconde rocade, mais pour le moment rien n’est encore lancé».

Le marché de l’emploi toulousain qui connaît une baisse d’activité en intérim mais une bonne dynamique pour les demandes de CDI, se maintient donc en attendant le coup d’envoi de nouveaux projets d’envergure.

Un rendez-vous emploi à ne pas manquer  

Le salon Les jeudis de l’informatique se tiendra, de 10h à 18h, le 19 juin prochain aux Espaces Vanel de Toulouse.  Plus de 300 postes seront à pourvoir.
Préinscription sur le site lesjeudis.com.

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