Coaching professionnel : que devez-vous savoir ?

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Venu d’Outre-Atlantique, le coaching professionnel a commencé à se développer en France dans les années 90. Au départ réservé aux dirigeants, il concerne aujourd’hui aussi bien les cadres que les managers.
Zoom sur les points essentiels à connaître sur un mode d’accompagnement qui se démocratise.

Premier élément important à saisir en matière de coaching professionnel : aucun cadre légal n’encadre aujourd’hui cette pratique d’accompagnement.

Pour autant, cette dernière s’institutionnalise grâce aux chartes et codes déontologiques définis par les instances représentatives de la profession : la SFCoach (Société Française de Coaching), la Fédération Internationale de Coaching et le Syntec Conseil en Évolution Professionnelle.

Ces dernières proposent des certifications et définissent des pré-requis pour l’exercice de ce métier.

Parmi elles : une formation, une expérience d’entreprise et la réalisation d’un travail sur soi.

Coaching professionnel : kesako ?

Mais qu’entend-on exactement par coaching professionnel ? En fait, il n’existe pas une seule définition tant les approches sont diversifiées.

Toutefois, les spécialistes s’accordent à dire que le coaching n’est ni du mentorat, ni du conseil, ni de la formation, ni de la thérapie.

La Société Française de Coaching lui donne pour sa part cette définition :

Le coaching professionnel est l’accompagnement de personnes ou d’équipes pour le développement de leurs potentiels et de leurs savoir-faire dans le cadre d’objectifs professionnels».

Mais quelles que soient les approches, toutes ont en commun de permettre au bénéficiaire de trouver ses propres solutions.

Le coach est là pour aider le coaché à trouver ses ressources, à mieux comprendre ses forces et ses faiblesses, à identifier ses limites et ses possibilités afin de construire lui-même les étapes de son projet.

Le bénéficiaire reste donc l’acteur de ses séances de coaching, condition indispensable pour obtenir des résultats.

Un contrat tripartite

Imposer des séances de coaching à un salarié irait donc à l’encontre de la démarche.

C’est également la raison pour laquelle, les instances représentatives de la profession exigent la signature d’un contrat tripartite entre le salarié, le coach et le N+1 et/ou le DRH.

La SFCoach le stipule ainsi dans son code de déontologie «toute demande de coaching, lorsqu’il y a prise en charge par une organisation, répond à deux de niveau de demande : l’une formulée par l’entreprise et l’autre par l’intéressé lui-même».

Ce contrat permet aussi de formaliser les objectifs du coaching et de s’assurer que ces derniers sont bien atteignables et mesurables. Ce document aide encore à  fixer les aspects matériels des séances et de mettre en place un cadre protecteur pour le coaché.

Que les salariés inquiets se rassurent, les coachs adhérant aux différents codes de déontologie en vigueur s’engagent à respecter la confidentialité des échanges avec leurs clients.

Le code de la SFCoach mentionne que «le coach s’astreint au secret professionnel» et que ce dernier «ne peut rendre compte de son action au donneur d’ordre que dans les limites établies avec le coaché».

Même son de cloche dans le code de déontologie de l’ICF : «Le coach respectera la confidentialité des propos de son client, sauf autorisation express de sa part ou exigence contraire à la loi».

Sachez enfin que le coaching professionnel s’exerce le plus souvent, dans un lieu neutre, en face à face durant un nombre déterminé de séances – le plus souvent de 4 à 10 – d’une durée moyenne de deux heures.

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