Comment se former avec les outils du web 2.0

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E-learning, serious games, mobile-learning… Si les outils pour se former sont de plus en plus nombreux et innovants, force est de constater qu’ils ne sont pas toujours correctement utilisés.

À quels salariés s’adressent-ils ? Dans quels cadres les plébisciter ?
Eléments de réponse.

L’e-learning

Pour assurer l’employabilité de leurs collaborateurs, les entreprises misent de plus en plus sur les formations en e-learning. Et pour cause : ce mode d’apprentissage à distance, qui a amplement participé à la démocratisation de l’accès à la formation, recèle une foultitude d’avantages.

Il permet aux salariés de se former à leur rythme, depuis leur bureau et en fonction de leur agenda sur des thématiques aussi variées que le développement personnel, la communication, l’informatique, les langues étrangères…

Contrairement à d’autres dispositifs, l’e-learning s’adresse à l’ensemble des salariés, quels que soient leur niveau de qualification ou leur âge. Pour autant, ce mode d’apprentissage requiert de la rigueur et de l’autonomie. Durant leur formation, les e-apprenants devront parfois composer avec un sentiment d’isolement face à leur ordinateur.

Pour pallier à cette réalité, nombre d’organismes proposent désormais le blended-learning. Ce dispositif est un bon compromis : il offre la souplesse horaire de l’e-learning alliée au suivi humain des cours en présentiel.

Le mobile-learning

Véritable réponse au nomadisme des salariés d’entreprise, le mobile-learning s’adresse principalement aux commerciaux et aux consultants souhaitant se former sur des thématiques de vente, de management ou de bureautique durant leurs déplacements ou entre deux réunions. I

ll permet d’accéder, via un smartphone ou une tablette numérique, à des modules de formation courts comme des vidéos pédagogiques, des quizz, des exercices d’entraînement…

Les contenus de formation ne sont pas les mêmes que pour les autres dispositifs d’apprentissage : le fond et la forme sont optimisés en fonction de l’ergonomie, de la taille de l’écran et de la capacité de mémoire de l’objet mobile. Quoiqu’innovant, ce mode d’apprentissage est encore peu utilisé des salariés entamant une démarche de formation.

Et pour cause : le mobile-learning ne se suffit pas à lui seul. Son succès repose essentiellement sur la performance du dispositif de formation auquel il est associé.

Les serious games

Adulés des jeunes cadres biberonnés aux jeux vidéos, les serious games permettent à tout type de salariés (techniciens, managers, dirigeants…) de se former de manière ludique. En reprenant des situations réelles de l’entreprise, ces jeux virtuels mettent en situation professionnelle les e-apprenants et leur proposent d’acquérir de nouvelles connaissances.

Plus de la moitié des entreprises du CAC 40 se sont déjà entourées de ces « jeux sérieux », réalisés sur-mesure. Parmi elles, le Crédit Agricole s’est doté, en 2008, d’un serious game pour améliorer la performance de ses équipes commerciales. Pour former ses managers à l’entretien annuel de performance, le groupe Axa France a lui aussi investit dans un jeu.

Pour l’heure, les serious games restent toutefois l’apanage des grands groupes. Leur développement et leur implémentation dans l’entreprise coutent entre 50 000 et 300 000 euros. Ils sont donc rentables lorsqu’une entreprise a besoin de former une grande communauté de salariés : managers, commerciaux, secrétaires…

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