Confiance en soi au travail : 3 clés pour la développer

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Qualité indispensable à la réussite professionnelle, la confiance en soi incite les autres à nous faire confiance en retour. En ressources humaines et management, elle constitue le terreau fertile sur lequel va croître un autre atout essentiel : le leadership. Gagner en assurance peut même aider à développer son charisme afin de devenir un meilleur leader. Comment agir si elle nous fait défaut ? Voici 3 pistes pour (re)prendre confiance en soi au travail.

S’exprimer

La première étape pour développer son assurance, c’est de s’affirmer par la parole.

« Dans le monde professionnel, rester silencieux, se garder de toute opinion est une preuve évidente d’un manque de confiance en soi », constate Lucas Jakubowicz du Journal du Net. Si la timidité vous paralyse, il conseille de commencer progressivement, en vous « échauffant » lors de conversations banales avec vos collègues par exemple.

Une fois la parole libérée, vous serez plus à l’aise pour affirmer votre positionnement et vos opinions : proposer de nouvelles idées, défendre un point de vue (même face à un auditoire peu convaincu). Ce faisant, n’oubliez pas l’importance cruciale de la communication non-verbale : se tenir droit, adopter une démarche et des gestes assurés, et bien sûr sourire ! Difficile au début, ce petit exercice corporel est pourtant une clef de la confiance en soi.

« Attention cependant à ne pas être victime de votre succès », avertit Lucas Jakubowicz. « Le but est de devenir une personne sûre d’elle-même et force de proposition. Ne vous transformez pas pour autant en contestataire professionnel. »

Poser ses limites

C’est souvent dans l’adversité que la confiance en soi est mise à l’épreuve. Vous avez développé une belle assurance alors que tout allait bien au bureau ? Il s’agit désormais de la conserver lorsque les circonstances sont moins favorables.
Une grande preuve de confiance en soi réside dans la capacité à prendre des décisions difficiles –voire impopulaires. Et ce, qu’il s’agisse d’un choix stratégique lors d’un projet, ou encore d’une décision liée au management d’une équipe. Veillez cependant à ce que cette décision soit objective et longuement réfléchie, en évitant le piège de la binarité. « Décider est un apprentissage, savoir écouter et accueillir ses intuitions est fondamental, toutefois les décisions majeures gagneraient à être prises en plusieurs fois et après une analyse personnelle approfondie », souligne le Docteur Bernard Anselem, médecin spécialiste en imagerie médicale, master de recherche en Neuropsychologie (Toulouse, Lyon, Grenoble) dans un article de ManagerSante.

Dans le même ordre d’idées, ne pas savoir dire non ou (se) laisser faire lorsqu’une personne se comporte mal peut affecter profondément et durablement l’estime de soi. On vous fait une demande que vous jugez, en votre âme et conscience, déraisonnable ? Dites « non ». (Sans abuser, bien sûr, de ce mot magique). Un collaborateur a mal agi ? N’hésitez pas à le recadrer. N’hésitez pas non plus à exprimer votre malaise face à un supérieur hiérarchique dont l’attitude vous semble avoir outrepassé une limite. Savoir se faire respecter est un ingrédient essentiel à la confiance en soi, et constitue la qualité première de tout leader. Pour poser ses limites de façon claire, ferme et bienveillante à la fois, le magazine Forbes conseille de « se concentrer sur les faits plutôt que les émotions », et de veiller à ne pas adopter un ton hésitant. « Exprimez ce que vous avez à dire en deux parties : ‘Voilà ce que je pense’ et ‘Voilà pourquoi.’ », conseille ainsi Leila Bulling Towne.

Coopérer

Pour prendre confiance en soi, rien de tel que… de donner confiance aux autres.

Un collaborateur s’investit moins, son travail est en perte de vitesse ? Le remotiver est une excellente façon, non seulement de vous affirmer en tant que leader et développer le lien de confiance, mais aussi de recevoir un feedback positif afin d’alimenter votre propre assurance. « Osez aider les autres », encourage Lucas Jakubowicz. « La reconnaissance permet de gagner de la confiance en soi. Un salarié a donc tout intérêt à se montrer empathique et à offrir son assistance à qui en a besoin. » En outre, « aider les autres à acquérir de nouvelles compétences renforce l’importance de vos propres connaissances et compétences », observe l’expert en leadership Joseph Folkman pour le magazine Forbes.

Si le charisme et la confiance en soi sont des facteurs clés de succès, est-ce pour autant plus important que de bien travailler pour évoluer dans une entreprise ? C’est le sujet de notre débat du mois.

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