How I met my job – Episode 5

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Rappel de l’épisode précédent

Networking or not working ? Ne plus se poser de question !

Après plusieurs semaines de candidatures infructueuses, Laura accuse le coup ! Le moral est au plus bas. Elle s’accorde une pause avec ses copines, sans perdre de vue son objectif : trouver enfin un travail, un vrai !

J’ai beau avoir un tempérament d’optimiste, j’avoue qu’il y a des jours où je ne peux m’empêcher de broyer du noir, malgré les encouragements de mon Nico chéri et les appels répétés mais bien intentionnés de ma mère. A cela un seul remède : les COPIIIIIINES !!!

SMS groupé :

Les filles, petit 7 à 8 ce soir. Terrasse Café St Martin ? Opération anti-blues pleeaaaaase. Besoin d’1 break ! Biz2Lo <3″

A 19h tapantes, je suis déjà installée. Comme toujours, ma ponctualité est on ne peut plus remarquable. « Etre à l’heure, c’est déjà être en retard » me répète souvent mon père. Sauf que cette fois-ci, ma ponctualité me coûte cher !

A peine posée, je suis accostée par un mendiant, accompagné de son chien l’air un peu tristounet, qui me réclame la pitance. Ni une, ni deux, j’effectue un gymkhana pour attraper 3 francs six sous dans mon sac, sans sortir mon portefeuille et ne pas tenter le diable.

C’est alors que son « crado » de chien en profite pour se soulager sur ma jolie mule couleur abricot ! Enfin oui, orange si vous préférez !

« Rrrrrrrrrrraaaaaaaaah, mais c’est dégoutant ! Dégage, sale bête ! »

Ça, c’est tout moi, fauchée comme les blés, je trouve encore le moyen d’aider mon prochain au risque d’y perdre le peu qu’il me reste, c’est-à-dire pas grand-chose.

Enfin bref, une fois tendus les 4 pièces de 20 centimes et un vague marmonnement de remerciements et d’excuses en retour, me voilà juste un peu plus tendue qu’à l’arrivée avec mon pied gauche mmmhh… douché, dirais-je.

Laura 5 V2 Colo-01-OK

Je récupère discrètement la carafe d’eau à demi pleine sur la table inoccupée d’à côté.

Je m’assure que personne ne me regarde et je lessive abondamment ma mule et mon pied avec le peu d’eau à disposition, histoire de retrouver un semblant de dignité.

Ensuite, j’attends mes copines, en espérant que les derniers rayons de soleil voudront bien assécher ma colère intérieure avant qu’elles n’arrivent.

Margot et Sophie finissent par arriver l’une après l’autre. Et dès leur arrivée, notre table  se transforme en bureau des plaintes…

Margot : « Franchement j’en peux plus de ce taf ! Ma boss s’est enfermée dans son bureau cet aprém pour appeler je ne sais qui et se plaindre que l’on est une équipe d’incompétents, qu’on tire la boite vers le bas, qu’elle a raté son recrutement !
Pas étonnant qu’on n’ait plus la niaque pour bosser à 100% quand on entend ce genre de choses. Aucune remise en question, c’est dingue !
 »

Sophie : « Ouais moi pareil, mon boss c’est un tyran. Faut que je checke tous les mois ma feuille de paie, il oublie souvent de me compter des heures…
Sans compter qu’il surveille nos allées et venues pour nous dire que l’on arrive trop tard, que l’on part trop tôt et que l’on passe trop de temps en pause !
 »

Moi : « Ben moi, c’est 36.15 zéro boulot… pas même quelqu’un à qui reprocher quoique ce soit… Et pendant que vous preniez votre temps alors que moi, je vous attendais, je me suis fait taxée par un mendiant et son chien m’a pissé dessus en guise de remerciement. Elle est pas belle ma vie ? »

Elles se sont vite aperçues du hors sujet de leurs propos. Après un état des lieux sur mes différentes stratégies entreprises, les filles comprenaient mon désarroi.

S’en suivi une pluie de conseils que je m’empressais de noter :

«T’es à maximum 4 personnes de ton prochain boulot, alors la solution c’est le réseau ! Je serais toi, j’irais dans des soirées networking pour rencontrer de nouvelles personnes».

«Je connais une fille qui connait quelqu’un qui travaille dans une agence événementielle, je peux lui faire passer ton CV si tu veux».

«Reprends contact avec tes anciennes collègues de stage».

«Parles-en dans ton assos, ils connaissent peut-être du monde dans ce secteur».

«Et l’association des anciens étudiants, t’y as pensé ?».

Au bout d’une heure, j’avais plein de nouvelles pistes à explorer. Mon moral était reboosté comme en 14 !

Mon portable sonne : « Mlle Laura M ? Bonjour, je suis Mathieu C., chargé de recrutement Expectra. Votre profil a retenu notre attention pour un poste de chargée de … (silence) »

Moi : « Allo, allo ?! »

Rrrahhh nooooon ! Plus de batterie ! Vite, quelqu’un aurait-il un chargeur sous le coude ?

Laura

#HIMMJ

Prochain épisode :  1er entretien J-1 : rester zen, rester zen, rester zen !

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