Les clés pour améliorer son management

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Savoir fédérer, superviser, déléguer et évaluer ne va pas forcément de soi. Car si le management moderne se veut plus humain, il doit aussi être productif. Voici dix conseils clés pour allier motivation et efficacité.

1. Se connaître soi-même

devenez-un-as-du-managementIl faut accepter l’idée que le manager parfait n’existe pas. « Le syndrome du surhomme mène généralement le manager à sa perte », prévient Maurice Thévenet, professeur de management à l’ESSEC et agrégé des Facultés en sciences de gestion. Identifiez clairement vos forces, mais aussi vos travers. Vous pourrez ainsi capitaliser sur vos points forts et être vigilant sur vos faiblesses.

2. Montrer l’exemple

Pour faire respecter des règles, il faut d’abord se les appliquer. Le contraire vous ferait perdre toute légitimité. Respectez bien sûr les horaires, les délais fixés, les procédures, mais aussi le savoir-être que vous visez pour votre équipe.

3. Savoir s’entourer

Ne prenez jamais à la légère le recrutement d’un collaborateur, surtout lorsqu’il s’agit d’un poste clé tel qu’un assistant sur qui vous pourrez vous reposer. Au delà des compétences du candidat, ne négligez pas les critères affectifs : les incompatibilités d’humeur sont dangereuses ! Trop de ratés dans ce domaine viennent gâcher le bon fonctionnement d’une équipe. De votre capacité à bien vous entourer, dépend en grande partie l’ambiance dans laquelle vous évoluerez.

4. Etre observateur

C’est en observant les membres de votre équipe que vous pourrez comprendre leurs particularités : quel est le mode de communication de chacun, quels sont leurs moteurs de motivation ? « Le manager doit se mettre émotionnellement à la place de ses collaborateurs, afin d’identifier ce que chacun attend en termes d’accompagnement », explique la coach en management Brigitte Roujol (Fondatrice du portail coachingavenue.com).

Attention cependant à ne pas tomber dans les clichés réducteurs : les caricatures ne sont pas bonnes conseillères. Certes des traits de caractère dominent chez chacun, mais les individus évoluent et le timide d’hier peut se révéler entreprenant dans un an. L’observation est donc un travail continu.

5. Savoir s’adapter

Vos observations doivent vous permettre d’adapter votre management : qui a besoin d’un fort encadrement, qui est en demande d’autonomie ? Qui a besoin de franchise, qui requiert de la diplomatie ? Vous devez personnaliser votre management en fonction de vos différents collaborateurs.

6. Donner des retours 

« Rien n’est pire que de se sentir invisible dans une équipe », remarque Maurice Thévenet. Pour éviter cet écueil, il faut veiller à donner des feedbacks réguliers. Accorder de la reconnaissance au travail bien fait et signaler une faute sont des fondements du management. Or, pris dans la routine quotidienne, il est facile de ne plus accorder de temps à cette évaluation continue.

7. Etre disponible

« Le manager caché dans son bureau n’a que rarement la cote auprès de son équipe », souligne Maurice Thévenet. Montrez donc votre présence au quotidien : prenez le temps de les saluer, de répondre à leurs questions, de vous pencher sur leurs problèmes et d’être à leur écoute.

8. Savoir déléguer 

Etre présent ne veut pas dire envahissant. Votre suivi doit être mesuré : d’une part vous n’aurez pas le temps de tout gérer, d’autre part vous motiverez vos collaborateurs en leur faisant confiance. Vous devez donc analyser régulièrement les missions pour identifier ce qui peut être délégué et identifier à qui vous pourrez le déléguer, en fonction des compétences et des aspirations de chacun. La délégation ne peut bien sûr se faire sans un accompagnement et des règles claires.

9. Prendre de la hauteur

Le propre d’un manager est d’être capable de prendre du recul vis-à-vis des événements. Qu’est-ce qui est important, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Il faut savoir gérer l’urgence sans perdre le cap pour autant. Pour cela, ne foncez pas tête baissée dans l’action : évaluez toujours les priorités dans un contexte plus large.

10. Ne pas oublier de souffler

Vous investir dans votre rôle est souhaitable. Vous y perdre serait préjudiciable ! Vous accorder des temps de repos n’est surtout pas incompatible avec votre fonction. « Le risque de burn out est accru lorsqu’il y a une perte d’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée », avertit Brigitte Roujol. Soyez donc observateur également vis-à-vis de vous-même. Irritabilité, fatigue, stress… vous devez vous imposer vos propres garde-fous, sous peine de vous épuiser à la tâche.

Fabien Dudon

 

 

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