Reconversion professionnelle : de l’intérêt d’être coaché

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Les sondages sont unanimes : la reconversion professionnelle a le vent en poupe auprès des Français. Mais au moment de passer à l’acte, une question taraude souvent ceux qui aspirent à changer de métier : vais-je y arriver seul ou mieux vaut-il se faire aider ?

Se lancer dans une reconversion professionnelle n’a rien d’une sinécure. Il faut avoir le courage d’en prendre la décision, convaincre son entourage que c’est une bonne idée, se donner les moyens financiers et personnels de la concrétiser avant de retourner sur le marché du travail et se confronter à ses réalités.
Bref, c’est un processus de longue haleine.

Pour éviter de s’essouffler en cours de route, et garder le cap sur son objectif, un accompagnement personnalisé peut s’avérer nécessaire.

Carine Hahn

Carine Hahn

« Ce n’est pas indispensable, mais c’est souvent utile. Quand on est dans le même poste depuis longtemps, c’est difficile de considérer objectivement ses compétences et savoir-faire pour déterminer comment on va rebondir », indique la coach en transition de vie et psychanalyste Carine Hahn, auteure du livre Pour nous la vie va commencer (éditions Les Arènes).

Sa consœur Brigitte Besse, du cabinet du même nom rapporte une autre difficulté fréquemment observée chez les candidats à la reconversion :
« Ils savent généralement ce qu’ils ne veulent plus faire, mais ont du mal à identifier ce qu’ils veulent faire vraiment. Dans ce cas, un accompagnement personnalisé apporte tout son sens pour les aider à cerner leurs priorités et leurs choix. »

Prendre du recul pour mieux rebondir

Face à ces inconnues multiples, quel peut être, concrètement, l’apport d’un coach lorsqu’on décide de donner un virage à sa carrière ?

Gérard-Philippe Burion

Gérard-Philippe Burion

« Seul chez soi, ce n’est jamais évident de se poser les bonnes questions pour prendre les bonnes décisions », indique le coach Gérard Philippe Burion, membre du réseau Cap Cohérence. Que la reconversion soit subie (en cas de licenciement) ou voulue, poursuit-il, « on va aider la personne à cerner ses motivations et à analyser ses aspirations ».

A-t-elle envie d’avoir du temps pour elle ou sa famille ? De bénéficier d’une plus grande autonomie ? Veut-elle redonner du sens à sa vie professionnelle ? Subir moins de stress ?
Les réponses à ces questions servant ensuite de jalons au chemin qui mène vers une reconversion réussie, et pleinement assumée.

Durant cette phase qu’elle qualifie de « transition », Carine Hahn insiste sur le « travail de deuil qu’il faut accomplir » et sur l’oreille attentive, mais lucide et constructive qu’un coach peut offrir.

Elle constate en effet que ses clients ont « tendance à minimiser la rupture et ses conséquences alors qu’il faut prendre le temps de la digérer. »

Dans le cas d’une reconversion subie, cette période transitoire peut aussi être l’opportunité de « travailler sur l’estime de soi afin que les personnes concernées puissent retrouver un niveau de confiance en soi compatible avec les nouveaux enjeux qui s’offrent à eux », signale Brigitte Besse.

Dans un cas comme dans l’autre, un bilan de compétences peut être effectué en parallèle pour faire le point sur ses aptitudes personnelles et professionnelles.

« Nous sommes juste des révélateurs »

Lors de l’étape suivante, dite de construction, le coach peut également apporter un plus indéniable. « En général, les gens ont une ou deux idées de reconversion, mon rôle consiste alors à élargir l’horizon de leurs possibles en les aidant à sortir du cadre pour qu’ils trouvent le métier qui sera durablement en adéquation avec leurs aspirations », indique Gérard Philippe Burion.

« Mais attention, ajoute-t-il, nous ne sommes pas là pour dire quoi faire ou comment le faire. Nous sommes juste des révélateurs. »

Brigitte Besse

Brigitte Besse

Brigitte Besse considère elle qu’un « coaching permet au coaché de se poser les bonnes questions afin qu’il trouve une dynamique, une cohérence dans les nouvelles décisions qu’il prendra en toute connaissance de cause ».

Une fois le nouveau choix de carrière entériné, la concrétisation du projet passe souvent par une période de formation avant de se lancer en quête de son nouvel emploi.

Et là, la présence du coach n’a plus forcément sa raison d’être, même si quelques-uns la jugent encore utile.

« Certains ont besoin d’être relancé ou conforté dans leur choix. Il m’arrive ainsi de les aider à gommer leurs doutes », témoigne Carine Hahn, qui voit alors son intervention comme une « piqûre de rappel ».

Un coach peut donc avoir une utilité à géométrie variable, qui dépend avant tout et surtout du coaché, de son contexte personnel et de son état d’esprit.

L’accompagnement peut ainsi s’inscrire dans la durée (de 3 à 9 mois) ou être plus sporadique, mais il n’est pas toujours indispensable.
« Pour quelqu’un de bien ancré dans ses valeurs qui est déterminé dans ses choix et priorités, le coaching n’est bien évidemment pas indispensable », convient Brigitte Besse.

1 commentaire

  1. Le coaching peut aider le coaché à déterminer ses motivations , et à prendre les bonnes décisions
    http://www.lifecoachparis.fr/

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