Travailler moins, ou autrement : toutes les clés pour s’organiser

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« Je ne veux pas travailler… »

Ce refrain bien connu vous trotte dans la tête depuis un moment ? Votre rythme ou vos missions ne vous convient plus ? Vous consultez régulièrement les offres d’emploi, ou avez déjà pensé à la démission ? Avant d’en arriver là, voici quelques pistes pour appréhender différemment le travail.

 

Prioriser sa vie de famille, retrouver la santé, fuir une atmosphère de travail pesante… Les raisons d’un arrêt (ou d’une diminution) de travail volontaire sont multiples. L’important est de bien considérer les risques et les options au préalable, afin de s’organiser en conséquence.

Le télétravail

Plébiscité par un nombre croissant de salariés (entre 8 % et 17 % en France), le télétravail est une bonne option si vous souhaitez adoucir le rythme de votre quotidien sans arrêter de travailler. « Suppression des trajets, meilleure productivité, souplesse de l’emploi du temps familial, autonomie… », le télétravail s’avère « pratique pour l’employé et parfois également économiquement rentable » pour les entreprises, souligne Emilie Laystary pour France 24.

Attention toutefois ! Il n’est pas synonyme de réduction de temps de travail et les éventuelles heures supplémentaires doivent être payées au même titre que celles effectuées au sein des locaux de l’entreprise. Autre piège à éviter : confondre travail à la maison et disponibilité pour les tâches domestiques (garde des enfants, ménage…).

Le temps partiel

Le travail à temps partiel concernait près de 19 % des salariés français en 2017 selon l’INSEE. Que l’on choisisse un temps partiel à 90 % ou un mi-temps, cette solution signifie forcément une diminution des revenus. Toutefois, le salarié bénéficie des mêmes avantages ( ancienneté, CE, mutuelle, tickets restaurants, etc.) que s’il travaillait à temps plein.

Le piège à éviter : supporter exactement la même charge de travail avec un volume horaire moindre, et donc augmenter son surmenage. Pour contourner ce risque, définissez clairement vos limites auprès de vos collaborateurs avant d’aménager vos nouveaux horaires.

Le slashing

Tendance actuelle, le « slashing » consiste à mener de front plusieurs activités professionnelles, comme un temps partiel et une micro-entreprise par exemple. « Les ‘slashers’ (…) représenteraient plus de 4 millions de Français » rapporte Clémence Boyer pour Les Echos, soulignant qu’une majorité de ces pluriactifs l’est par choix. Augmenter ses revenus, vivre de sa passion, échapper à la monotonie… autant de bonnes raisons de s’adonner au slashing, d’autant plus que « la technologie mobile permet de travailler partout, tout le temps. »

Mais la pluriactivité comporte également un risque d’éparpillement et de précarité, donc prenez garde à bien vous organiser avant de vous lancer.

Le congé sabbatique

Si c’est une pause franche qu’il vous faut, le congé sabbatique est la voie royale –à condition que votre employeur l’accepte. Selon Le Coin du Salarié, « il permet à un salarié, sous certaines conditions, de bénéficier d’une période de 6 à 11 mois pour réaliser des projets personnels, avec l’assurance de retrouver son emploi (ou un emploi similaire) assorti d’une rémunération au moins équivalente à son retour dans l’entreprise. »

Trop beau pour être vrai ? Que nenni : pour y accéder, il suffit d’avoir un minimum d’ancienneté dans l’entreprise, 6 années d’activité professionnelle et de ne pas avoir bénéficié d’un autre congé du même type dans les années précédentes. La demande n’a pas besoin d’être justifiée et doit être faite à l’employeur dans un délai de minimum 3 mois avant le départ souhaité.

La retraite anticipée

Pour que la fin de carrière arrive plus vite que prévu, la retraite anticipée apparaît comme une solution toute indiquée. Mais cette alternative est-elle accessible à tous ? Comme le confirme Roselyne Poznanski pour L’Express, un salarié doit correspondre à certains profils définis pour pouvoir partir à la retraite avant l’âge légal : avoir une longue carrière derrière soi, être reconnue comme personne handicapée, ou encore s’inscrire dans un dispositif de pénibilité au travail.

Pour une transition réussie hors de la vie active, il convient toutefois d’avoir suffisamment épargné pour que la baisse de revenus liée à la retraite n’impacte pas la qualité de vie.

Le V.I.E

Besoin de complètement changer d’air sans prendre trop de risques ? Le V.I.E. ou Volontariat International en Entreprise permet aux jeunes Français (de 18 à 28 ans) de « partir en mission professionnelle à l’étranger tout en bénéficiant d’un statut public et d’une protection sociale adaptée pendant leur séjour », rapporte le site Etudions à l’Etranger.

Cette formule permet aussi de bénéficier d’indemnités et d’un taux d’embauche élevé à la fin de la mission. A noter : le V.I.E peut uniquement s’effectuer à l’étranger et doit être lié à une entreprise française. De plus, n’hésitez pas à proposer ce contrat lors d’une candidature car toutes les entreprises de connaissent pas forcément l’existence du V.I.E.

En bref, la volonté de diminuer ou d’arrêter une activité professionnelle recouvre une multitude de situations, de vécus et de projets individuels. Mais les entreprises  en pâtissent-elles ? Dans notre débat du mois, nous nous interrogeons sur la dangerosité potentielle d’un congé sabbatique pour l’entreprise.

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