22% des jeunes diplômés toujours au chômage 3 ans après leur diplôme.

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C’est l’état des lieux que fait le Céreq lors de sa dernière enquête sur les jeunes qui ont obtenu leur diplôme en 2010 et qui sont toujours à la recherche d’un premier emploi.

Un jeune sur cinq est toujours à la recherche d’un emploi, trois ans après l’obtention de leur diplôme, c’est le plus haut taux que le Céreq ait jamais enregistré dans ses enquêtes.

Un taux de chômage aussi élevé chez les jeunes trois ans après leur diplôme s’explique par la crise qui a frappé de plein fouet ces jeunes diplômés avec une augmentation du chômage et dans le cas inverse une diminution des aides pour les jeunes.

D’après l’enquête, lorsque l’on compare les données de 2010 et 2004 on note que l’insertion des jeunes se fait en trois phases différentes :

  • Le taux de chômage baisse fortement jusqu’à l’été qui suit la recherche de stage
  • Le taux de chômage augmente légèrement (il y a moins de recrutement en été) puis diminue de nouveau jusqu’à la période d’été suivante
  • Le taux de chômage augmente de nouveau pendant l’été puis diminue.

Pour les étudiants en 2010, la deuxième phase voit une diminution du chômage beaucoup moins important que pour les années précédentes. Cela va en empirant lorsque débute la troisième phase, où le chômage augmente fortement.

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Accès à l’emploi lent, mais rémunération plus élevée

Malgré un accès à l’emploi qui est ralenti par la crise, les salaires n’en sont pas pour autant revu à la baisse. Contrairement aux étudiants de 2004, les étudiants de 2010 profitent d’une augmentation moyenne de 70€ sur le salaire moyen de 1340€. Celui-ci est cependant plus lent à progresser au fil des années.

Niveau d’étude élevé pour éviter le chômage

D’après le niveau d’étude des 33 000 jeunes qui ont répondu au sondage, on note que plus le niveau de formation augmente, moins il aura de risque d’être au chômage.

L’absence de diplôme quant à elle freine l’accès à l’emploi pour ces jeunes, tandis que le taux de chômage des détenteurs d’un CAP ou d’un BEP atteint celui des non-diplômés il y a six ans.

Et le réseau professionnel dans tout ça ?

Le Céreq confirme l’importance de développer un réseau professionnel. Plus d’un jeune sur trois a trouvé un premier emploi grâce à son réseau professionnel. Qu’il soit professionnel ou amical, avoir un bon réseau aide toujours pour trouver un emploi.

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Retrouvez l’enquête du Cereq

Article paru à l’origine sur les RH de Noé, un blog de Yupeek
Yupeek

2 commentaires

  1. cette étude n’a aucun sens si elle fait fi des secteurs d’activité , ni des régions, pour arriver à des conclusions hâtives.
    Un ingénieur en développement informatique aura immédiatement du travail en région parisienne, plus difficilement dans certaines régions .
    Un étudiant titulaire d’un master en histoire de l’art aura énormément de mal à trouver du travail.
    Donc cette étude nivelle complètement les résultats

  2. Bien sûr c’est la réalité !!! les entreprises sont totalement réfractaires lorsqu’elles constatent des trous dans le cv. Comment les justifier ??? pour info, je suis juriste

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