Agglomération bordelaise : la belle endormie s’éveille

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Au cœur de différents grands projets financés par l’État, la Région et la Ville, l’agglomération bordelaise connaît aujourd’hui un certain dynamisme qui devrait prendre de l’ampleur dans les années qui viennent.

Loic Vetier« Comparée à des villes comme Toulouse ou Lyon, Bordeaux a longtemps a été en retard, notamment en termes d’emplois tertiaires supérieurs. Le pourcentage est actuellement de 11 % contre 15 % à Toulouse et Lyon et 30 % en Ile-de-France. » observe Loïc Vétier, manager à l’agence bordelaise d’Expectra.

Mais la belle endormie, comme on la surnommait, change.

C’est une cité en devenir qui se réveille en douceur. »

Depuis une quinzaine d’années, l’agglomération girondine a entrepris une refonte totale en termes de rénovations et constructions urbaines. Des quartiers entiers se restructurent avec la même volonté de « mixer l’habitat, le petit commerce et les entreprises. »

Ainsi, cette année, les premiers coups de pioche seront donnés au quartier Euratlantique, un projet lié à l’arrivée du TGV en 2018. « 1,8 million de m² vont être réaménagés, dont 450 000 pour des espaces de bureaux », explique le manager. « D’ici 2030, ce projet devrait générer, tous secteurs confondus, près de 50 000 emplois pour l’ensemble de l’agglomération bordelaise ».

La rénovation du quartier des Bassins à flot va lui aussi démarrer en 2014 et devrait attirer d’ici 2020 de nouveaux habitants et entreprises.
Autre chantier, celui du grand stade entrepris depuis un an, où non loin de là commence à émerger Ginko, un tout nouveau quartier.

Une myriade de projets

Initié en 2005 par les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, le pôle de compétitivité Aerospace Valley se renforce, notamment en ce qui concerne les systèmes embarqués, « ce qui permettra aux sous-traitants aéronautiques de se développer en Aquitaine », note Loïc Vétier.

Dans le secteur de l’optique et du laser, 2014 devrait voir la livraison du Laser Mégajoule, un de éléments du programme militaire français Simulation.
« Ce centre regroupera 600 chercheurs et devrait générer 1 300 emplois directs dans l’industrie de pointe (techniciens, métiers de l’ingénierie, fonctions support). 70 entreprises sont concernées. Elles vont pouvoir créer de nouvelles applications à partir de ce simulateur. »

Autre projet de taille : l’opération Campus Bordeaux dont l’objectif est de redynamiser les différents sites universitaires de la ville et de créer 110 unités de recherche.
« Avec 63 000 étudiants et 7 000 professeurs et doctorants, 10 % de la population étudie ou travaille à l’université. La livraison de cet immense campus entraînera aussi la création d’emplois

En cours de construction également la Cité des civilisations du vin et la MECA, Maison de l’économie créative et de la culture Aquitaine.

Un fort tissu de PME/PMI

Portée par l’ensemble de ces projets, l’agglomération bordelaise se caractérise par un tissu économique très diversifié.

« De nouveaux secteurs émergent, à l’image des activités liées au numérique, au e-commerce, au tourisme d’affaires, aux industries de pointe, à l’optique et à l’aéronautique, mais Bordeaux se cherche encore dans ses filières d’excellence », remarque Loïc Vétier.
« Le fait que son tissu économique soit en majorité constitué de petites structures comptant 25 salariés en moyenne fait également qu’il n’y a pas de grand donneur d’ordre. »

Tous secteurs confondus, l’Aquitaine est toutefois l’une des régions qui crée le plus d’emplois nets par an : environ 4 000, dont 75 % dans l’agglomération bordelaise.
Une cité, qui avec les travaux qu’elle a entrepris, compte bien attirer d’ici 2020, plus de grandes entreprises.

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