Aquitaine : un marché de l’emploi toujours atone

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Le volume de travail temporaire ne devrait pas connaître d’embellie en Aquitaine cette année. L’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, la construction ou encore l’informatique proposent toutefois des perspectives plus favorables en CDI pour les professionnels experts dans leur domaine.

D’après la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Aquitaine, au premier semestre 2015, les perspectives sont légèrement moins défavorables. Elles restent malgré tout en dessous de la ligne d’équilibre.

« Comme l’an dernier, il faut s’attendre à une année difficile sur le marché du travail temporaire, toutes filières confondues, commente Leila Ait-Ali, directrice de développement Région Aquitaine chez Expectra. Ce sont davantage des secteurs de niche typiquement aquitains qui laisseront entrevoir des opportunités. »

Secteurs porteurs

Parmi eux, l’agroalimentaire et les laboratoires pharmaceutiques continuent de tirer leur épingle du jeu. Ils recrutent sur toute la région Aquitaine jusque dans les Landes, aussi bien en intérim qu’en CDI. « Un certain nombre de sociétés dans l’agroalimentaire se diversifient et créent de nouvelles chaînes de production », relève Leila Ait-Ali. Autre domaine de niche, la branche viti-vinicole. « Celle-ci s’est largement tournée vers l’export depuis 3/4 ans. La Cité des civilisations du vin, qui ouvrira ses portes en 2016, est à la fois symbole de cette reconversion et porteuse d’emplois dans un autre domaine : la construction. »

Le bâtiment maintient son activité grâce à quelques projets d’envergure : finalisation du stade de Bordeaux, extension du réseau de tram bordelais, ligne LGV ou l’ouverture de nouveaux centres commerciaux dans la région, comme à Bayonne avec l’arrivée d’Ikea. D’autre part, récemment labellisée French Tech, Bordeaux Métropole, la belle endormie, poursuit sa mue. Celle-ci bénéficie d’un écosystème digital qui devrait rapidement s’étendre à l’avenir. Plus au Sud, à Pau, Bayonne ou sur la Côte basque, les PME recherchent localement et majoritairement des fonctions d’encadrement en gestion de production.

Profils recherchés

Dans l’agroalimentaire ou en laboratoires pharmaceutiques, les entreprises ciblent davantage des candidats qualifiés en production, supply chain ou logistique, à l’instar des techniciens de laboratoire, techniciens méthodes, responsables de production ou encore, des directeurs de site. Dans le domaine viti-vinicole, ce sont surtout les professionnels capables de gérer la relation client à l’étranger qui ont le vent en poupe. « Châteaux et domaines agricoles cherchent à se doter de profils internationaux en gestion ou logistique : assistants export, responsables administration des ventes et autres assistants de direction parlant plusieurs langues. » En construction, dessinateurs projeteurs en bureau d’études et conducteurs de travaux gardent la cote auprès des sous-traitants et des grands donneurs d’ordre comme Ineo, Axima, Vinci, Eiffage ou Fayat.

Autres profils plébiscités sur toute la région, les technico-commerciaux. « Si auparavant les entreprises recrutaient des commerciaux en masse, aujourd’hui, vu la fébrilité du marché, elles préfèrent retenir des profils expérimentés à forte connotation technique pour vendre leurs produits », constate Leila Ait-Ali.

Enfin, de plus en plus de fonctions autour du e-marketing et du web commencent à émerger : community manager, trafic manager, responsable marketing digital, web planeur, chargé d’étude marketing… Autant d’opportunités qui profiteront, cette fois, aux jeunes diplômés dans les mois, voire les années à venir.

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