Les bonnes pratiques pour trouver un job étudiant à la rentrée

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Trouver le bon job en parallèle de vos études nécessite une bonne préparation : avoir un CV pertinent, rechercher efficacement, passer un entretien et parfois relancer. Voici quelques conseils pour vous aider dans votre démarche, avec la participation d’Amadou Boye, conseiller au CIDJ.

Un CV réfléchi

Un CV réussi repose tout d’abord sur une présentation et une orthographe impeccables. Les compétences humaines auront aussi toute leur place sur le CV surtout lorsqu’elles sont transférables sur le poste.

« Les employeurs sont conscients qu’un jeune candidat a peu d’expérience alors ils recherchent une personnalité. Pour cela, il existe des éléments objectifs qui peuvent les aider à évaluer. D’où l’importance de mentionner les activités extra scolaires si elles ont un impact intéressant sur le plan professionnel. Elles permettent aussi de récolter des éléments sur la personnalité du candidat, son implication, son sérieux ».

Il faut aussi détailler les stages effectués auparavant « même s’ils ne sont pas liés au job visé. Cela rassure l’employeur qui voit que le candidat connaît l’environnement professionnel ».

Annonces publiées et marché caché

Le CV rédigé, Il faut ensuite se pencher sur le marché des offres d’emploi sur des sites comme expectra.fr ou randstad.fr. L’intérim et les CDD s’avèrent être une excellente solution pour gagner en expérience avant même l’obtention de son diplôme. Amadou Boye suggère de démarcher aussi le marché caché.

« Certains étudiants cherchent un emploi proche de leur projet professionnel car il arrive que ces jobs étudiants découlent sur un contrat en alternance dans la même entreprise ».

Décrocher un job dans le marché caché demande plus d’investissement et de temps.

« L’idée est d’identifier les personnes qui travaillent dans ces entreprises puis de les contacter en s’aidant des réseaux professionnels, personnels ou scolaires ».

Diversifier les approches

Beaucoup d’étudiants espèrent qu’en envoyant de nombreux CV, ils finiront pas décrocher un job. Au lieu d’envoyer une cinquantaine de CV par mail ou courrier, pourquoi ne pas faire l’effort supplémentaire (et payant) de vous déplacer, quitte à cibler moins d’entreprises ?

« Si le métier de la fonction commerciale vous intéresse – la grande distribution étant un gros recruteur d’étudiants – vous pouvez vous rapprocher du responsable de rayon d’une grande enseigne et lui parler quelques minutes ».

Remettre son CV en main propre, c’est montrer qu’on est engagé.

Activer son réseau

Quand on a 20 ans, on pense qu’on ne possède pas de réseau professionnel. C’est faux. Un réseau, ce n’est pas seulement des gens qu’on souhaiterait rencontrer, c’est aussi des gens qu’on connaît déjà comme la famille, les voisins, les professeurs ou les commerçants que vous fréquentez au quotidien.

« Attention, il ne suffit pas de se connecter sur un réseau professionnel pour que les choses arrivent. Parfois, les premières approches ne sont pas fructueuses. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à provoquer sa chance, interagir avec eux et se déplacer pour se présenter ».

Et témoigner ainsi de sa motivation.

Candidater, c’est aussi relancer

Pour rester efficient, créez un document pour lister toutes les offres auxquelles vous avez répondu en y inscrivant les dates d’envoi et les contacts pour suivre ainsi l’état de vos recherches. Mais répondre à une offre ne suffit pas, il faut relancer en interrogeant le recruteur sur l’état du processus de recrutement. Et si vous vous demandez combien de temps il faut attendre avant de relancer, Amadou Boye estime que cela dépend de la date de l’offre :

« Si elle a plus 2 mois, on peut relancer entre 3 jours ou une semaine. Si l’offre date de la semaine précédente, on attend deux semaines. Au bout de deux relances, il est temps de passer à autre chose ».

Evoquer les contraintes horaires

Comment parler des ses disponibilités hebdomadaires ? Faut-il les aborder dans le CV ou la lettre de motivation ? Cela dépend des entreprises.

« Certains employeurs préfèrent connaître les disponibilités d’entrée car elles peuvent s’adapter notamment dans les secteurs avec de grandes amplitudes horaires. En revanche, si vous postulez dans une entreprise et les attentes ne sont pas claires, ne précisez rien et attendez l’entretien, temps de négociation et d’échange ».

Se préparer à l’entretien

En amont de la rencontre, et si vous ne l’avez pas déjà fait, prenez le temps de vous informer sur l’entreprise. Si c’est votre premier entretien d’embauche, renseignez-vous sur le déroulement du rendez-vous. Pour éliminer le stress, n’hésitez pas à vous entraîner avec un proche quand cela est possible. Si vous candidatez à une offre Expectra, votre consultant référent est aussi là pour vous coacher et conseiller dans votre discours.

« Le jour J, il faut  arriver en avance, soigner sa présentation, serrer la main, attendre qu’on nous invite à s’asseoir, regarder l’interlocuteur dans les yeux et rester le plus naturel possible »

suggère Amadou Boye. Une fois installé, il faudra savoir se présenter en cinq minutes.

« Si le recruteur ouvre le dialogue en présentant le poste, vous pouvez lui répondre et rebondir en parlant de vous ».

Et surtout, n’hésitez pas à poser des questions préparées en amont sur l’offre et l’entreprise.

L’étape finale

L’entretien terminé, pensez à envoyer un mail de remerciement à votre interlocuteur, l’occasion idéale pour faire une synthèse de la discussion. Et si les jours passent, « il ne faut pas hésiter à relancer notamment si vous avez d’autres offres. Pour cela, un mail suffit pour s’enquérir de la fin du recrutement ».

Amadou conclut avec un dernier conseil :

« Même si l’entretien s’est bien passé, il faut continuer la recherche active d’emploi. Soyez confiant mais restez en veille et proactif ».

Article publié sur Monster, écrit par Nathalie Dépret

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