Quel dispositif pour se former ?

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Se former ? Oui ! Mais via quel dispositif ?

DIF, CIF, VAE, sur ou hors du temps de travail, salariés du privé, fonctionnaires, demandeurs d’emploi… La formation professionnelle tout au long de la vie est un domaine complexe. Les dispositifs et leurs conditions d’accès diffèrent notamment selon le statut et l’expérience du demandeur.
Vous souhaitez vous former mais ne savez pas par où commencer ? Voici quelques clés pour mieux vous orienter.

Le DIF pour se perfectionner

Il est aujourd’hui l’un des dispositifs phares de la formation professionnelle tout au long de la vie. Le Droit individuel à la formation permet aux salariés, du secteur public comme du privé, en CDI comme en CDD, de se constituer un capital annuel de 20 heures de formation cumulables sur 6 ans, soit un total de 120 heures maximum. Les conditions d’accès sont différentes selon les statuts.

Le DIF est financé par l’entreprise au travers de l’organisme paritaire collecteur agrée (OPCA) dont elle dépend. La formation peut être suivie sur le temps de travail ou en-dehors. Depuis 2009, le DIF est devenu portable.

En cas de rupture du contrat de travail et sous certaines conditions, les droits acquis par le salarié au titre du DIF peuvent être utilisés durant une période de chômage ou chez un nouvel employeur.

Attention, même s’il est actionné à l’initiative du salarié, le DIF demeure un droit négocié avec l’employeur. La formation choisie doit donc présenter un intérêt pour l’entreprise ou être en lien avec son activité. Ce dispositif se prête bien aux formations courtes permettant de se perfectionner ou d’adapter son savoir-faire, à l’image des cursus en développement personnel, langues et bureautique. Les plus suivis via ce dispositif en 2011.

Un CIF pour une formation longue

Accessible dans le public comme dans le privé, aux salariés en CDD ou en CDI, le CIF permet de suivre une formation longue, de 8 à 12 mois. Les conditions d’accès sont différentes selon les statuts, mais il faut généralement justifier d’une ancienneté de 24 mois minimum.

Contrairement au DIF, la formation choisie ne doit pas forcément être en lien avec l’activité de l’entreprise. Le CIF est directement pris en charge par l’OPACIF (Organisme paritaire collecteur agrée du congé individuel de formation).

Pour en disposer, le salarié doit donc contacter l’organisme financeur dont dépend son entreprise. Il pourra notamment répondre aux questions relatives à la prise en charge des coûts pédagogiques de la formation. Celle-ci pourra être suivie hors ou sur le temps de travail.

Sachez que les demandes de CIF sont soumises à une forte sélection. Elles augmentent, au même titre que les refus. Les organismes financeurs ont tendance à donner à ce dispositif un rôle d’ascenseur social, en privilégiant les dossiers de personnes en seconde partie de carrière, ou de salariés avec un faible niveau de qualification.

Valider son expérience avec une VAE

Près de 75 000 personnes entreprennent, chaque année, une démarche de VAE.
Accessible à tous : salariés, demandeurs d’emploi mais aussi bénévoles, la Validation des acquis de l’expérience, a pour but de faire reconnaître via un diplôme ou une certification, des compétences acquises sur le terrain.
La seule condition d’accès à ce dispositif est de bénéficier d’une expérience minimum de 3 ans dans le domaine visé.

Ce dispositif dispose d’un site internet dédié tout comme le DIF.

Le bilan de compétences, le premier pas vers une reconversion

Il est le dispositif de l’évolution professionnelle par excellence. Besoin de formation, d’entreprendre une VAE ou tout simplement de changer d’entreprise ? Le bilan de compétences permet de faire le point sur sa carrière et de définir la suite de son projet professionnel.

Dans le cadre d’un changement de métier subi, il permet aussi de se réapproprier son projet et d’en être à nouveau acteur.

Sous différentes conditions, les salariés en CDD ou CDI avec au moins cinq années d’expérience peuvent bénéficier d’un congé de bilan de compétences. La demande de prise en charge s’effectue auprès de l’OPACIF dont dépend l’entreprise.

Cumuler plusieurs dispositifs c’est possible !

Enfin sachez que dans le cas de formations longues et diplômantes, il est possible d’utiliser ses droits acquis au titre du DIF pour cofinancer un CIF. Les multi-financements sont fréquents dans ce cas de figure.

Cette démarche est toutefois complexe car les règles d’attribution des financements du CIF diffèrent selon les organismes financeurs qui ont toujours le dernier mot.

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